Affichage des articles dont le libellé est Archétype. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Archétype. Afficher tous les articles

26 oct. 2011

La loi de contamination des archétypes.

Tous les archétypes sont contaminés les uns par les autres. Il est dés lors, je pense, tout à fait justifiable d'appliquer l'idée du champ à l'inconscient collectif, et de dire que l'inconscient est un champ dans lequel les points excités sont les archétypes et où on peut définir des relations de proximité.

Marie-Louise Von Franz
La psychologie de la divination

8 févr. 2011

De l'unus mundus.

L'idée d'unus mundus est une variante de notre concept d’inconscient collectif. Tout d'abord, les archétypes communiquent entre eux, subissent des contaminations, si bien que l'unus mundus est une multiplicité unifiée, une séparation des parties et un tout en même temps.(...)
Concrètement, l'unus mundus se manifeste, comme le fait remarquer Jung, dans les phénomènes de synchronicités.

M.-L. von Franz
Alchimie et imagination active

7 févr. 2011

De la localisation de l'anima et de l'animus.

Ils vivent et fonctionnent manifestement dans les couches profondes de l'inconscient, dans (...) l'inconscient collectif. Cette localisation pour une grande part explique leur étrangeté: ils communiquent à la conscience éphémère une vie psychique inconnue appartenant à un lointain passé, l'esprit de nos ancêtres ignorés, leurs modes de vie et du monde, en face des dieux et des hommes. l'existence de cette couche archaïque forme probablement la racine de la croyance à la réincarnation et aux souvenirs de "vies antérieures".



C.G Jung
La Guérison psychologique

4 janv. 2009

De l'incarnation de la psyché.

Le monde archétypique est "éternel", c'est-à-dire qu'il se situe hors du temps, et partout à la fois, car dans... les conditions archétypes il n'existe pas d'espace.
(...)
Peut être devons-nous renoncer complètement aux catégories de l'espace et du temps dés qu'il s'agit d'une réalité psychique ? Il se pourrait qu'il faille concevoir la psyché comme une intensité sans étendue, et non comme un corps se mouvant dans le temps. On pourrait supposer que la psyché, à partir d'un degré minimum d'extensité, s'élève peu à peu vers une intensité infinie et qu'elle déréalise ainsi le corps, quand par exemple elle dépasse la vitesse de la lumière... On pourrait alors considérer le cerveau comme un transformateur d'énergies dans lequel la tension, ou l'intensité, relativement infinie de la psyché se transforme en fréquences et en "étendues" spatio-temporelles perceptibles.

C.G Jung
Correspondances III

17 nov. 2008

De l’archétype du Père.

(...)Dans le pôle opposé, c’est-à-dire l’archétype du Père qui représente l’esprit, nous trouvons les associations mythologiques suivantes : l’air qui se meut, le vent, le souffle des fantômes, ce qui excite la folie, les apparitions d’esprits défunts; on pense au pneuma, à la psyché, aux lutins, aux esprits, aux diables, aux démons, aux anges, aux vieillards secourables. Au niveau personnel, on associe cet archétype à la figure du père, du vieux professeur, de l’autorité du prêtre. L’esprit est l’élément de la psyché qui active, qui donne des ailes, qui meut, ravive, stimule, excite, allume, inspire et dynamise. Il excite l’enthousiasme et l’inspiration. C’est pourquoi Jung a défini l’esprit comme un principe de mouvement spontané et d’activité qui possède la qualité intrinsèque de produire des images libres et situées au-delà de la perception sensorielle, et la capacité de les manipuler de manière autonome et souveraine. 

Marie-Louise Von Franz
Matière et psyché

De l’archétype de la Mère.

Jung a regroupé les aspects les plus importants de l’archétype de la Grande Mère suivant des représentations typiques comme, au niveau personnel, celles de la mère, de la grand-mère, de la belle-mère, de la nourrice, de la bonne d’enfants, de l’aïeule, de la déesse, de la Vierge Marie, de la Sophia. Elle est la fin du désir de délivrance. Elle est le paradis, le royaume de Dieu, l’Église, le morceau de terre, le ciel, la terre, la foret, la mer et les eaux stagnantes, la matière, les enfers, la lune, le champ, le jardin, la roche, la grotte, l’arbre, le jaillissement de la source, les fonts baptismaux la fleur, le mandala, le four, l’âtre, la vache, le lièvre et les animaux domestiques en général. Psycho1ogiquement elle représente un principe bienveillant, choyant, qui donne support, qui active la croissance, qui fertilise et qui nourrit. C’est le lieu de la transformation, de la renaissance, du secret, du caché, du sombre, du monde des morts, de ce qui dévore, empoisonne, angoisse, et de l’inévitable. Toutes ces représentations procèdent de l’archétype de la Mère primordiale.

Marie-Louise Von Franz
Matière et psyché

26 oct. 2008

De l'image archétypique de la femme.

Dans notre civilisation judéo-chétienne, c'est-à-dire dans une tradition strictement patriarcale, l'image archétypique de la femme ne figure pas (...). Il en résulte que, d'une part, l'anima de l'homme est négligée, et que, d'autre part, la femme est incertaine quant à sa propre essence; elle ne sait ni ce qu'elle est, ni ce qu'elle pourrait être.
(...)
Dans une structure matriarcale (...), les femmes ont une confiance spontanée en leur nature féminine (...). Elles ont une assurance  toute naturelle dans leur existence et leur comportement humains.

Marie-Louise Von Franz
La femme dans les contes de fées.

10 mars 2007

Un véritable connaisseur de l'âme humaine.

Celui qui veut connaître l'âme humaine n'apprendra à peu près rien de la psychologie expérimentale. Il faut lui conseiller d'accrocher au clou la science exacte, de se dépouiller de son habit de savant, de dire adieu à son bureau d'étude et de marcher à travers le monde avec un coeur humain, dans la terreur des prisons, des asiles d'aliénés, des hôpitaux, de voir les bouges des faubourgs, les bordels, les tripots, les salons de la société élégante, la Bourse, les meetings socialistes, les églises, le revival et les extases des sectes, d'éprouver sur son propre corps amour et haine, les passions sous toutes les formes; alors, il reviendra chargé d'un savoir plus riche que celui que lui auraient donné des manuels épais d'un pied et il pourra être, pour ses malades, un médecin, un véritable connaisseur de l'âme humaine.

L'Âme et la Vie -
Choix d'extraits de l'oeuvre de Jung,
bâti et ordonné par le docteur Jolande Jacobi

28 déc. 2006

Ainsi l'homme de bien mesure l'éphèmère à l'aune de ce qui perdure.


(...)Cruauté du temps. Des lendemains qui déchantent. Des unions qui se délabrent et se vident. Des incompréhensions qui peu à peu se révèlent. Des défections en germe pourtant dans l'empressement du contrat initial. Alors la liaison devient contraire, avec obligation de conduire à leur terme les conséquences de ce marché de dupes. Tiraillements, contretemps, servitudes, pour assumer ce qui s'est tissé dans la hâte et prenait pour longtemps en otage.
L'homme de bien n'est pas dupe des emballements du départ. Il sait qu'en menant les affaires à leur terme se départageront ce qui se détériore et ce qui trouve consistance: ce que l'instant a suscité, c'est le temps qui en révèle le bien-fondé et la teneur. Le délitement, la démission ne le surprendront pas. Mais retenant la leçon des alliances incertaines et des positions secondaires, il appréciera l'éphémère à sa simple mesure sans plus en faire l'étalon d'une longue échéance.


Hexagramme 54- Le mariage de la cadette
Le Yi Jing par lui-même. - P. Faure

19 juin 2006

Saisir la totalité.

Saisir la totalité, c'est naturellement aussi le but de la science. Mais ce but ne peut être que trés lointain, la science procédant partout où elle le peut de manière expérimentale, et dans tous les cas par méthode statistique. Or l'expérimentation consiste à poser des problèmes en termes précis éliminant dans toute la mesure du possible les éléments extérieurs au problème posé et qui en pertubent l'examen. Elle énonce des conditions, les impose à la nature et l'oblige ainsi à répondre en fonction de la question formulée par l'homme. Cette démarche empêche la nature de répondre à partir de la plénitude de ses possibilités, puisque celles-ci sont limitées autant que faire se peut. A cet effet l'on crée en laboratoire une situation limitée par artifice à la question posée, et qui contraint la nature à donner une réponse aussi univoque que possible. Ainsi l'on exclut totalement l'exercice par la nature du pouvoir souverain qu'elle possède dans sa totalité illimitée. Si nous voulons apprendre à connaître ce pouvoir, il nous faut questionner la nature en lui posant le minimun de conditions, voire en ne lui en posant pas du tout, et lui laisser ainsi la liberté de répondre en fonction de sa plénitude.

Synchronicité et Paraceslsia - Carl Gustav Jung